Alice

Pour dialoguer…

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Alice se trouve sur le terrain de croquet. Tout à coup, elle voit un sourire au-dessus de sa tête. C’est le Chat du Cheshire ! Elle est contente et se dit qu’elle va pouvoir parler avec lui ! Mais pour établir un dialogue, il faut certaines conditions. Or, elles ne sont pas encore tout à fait réunies. Alice nous donne alors une « leçon de dialogue ».  

Pour établir un dialogue, l’allégorie

Alice sait que le Chat du Cheshire est présent, elle a vu son sourire. Il va apparaître devant elle, c’est sûr ! Elle pourrait commencer à lui parler. Mais elle juge qu’il manque quelque chose. Qu’est-ce donc ? Et bien, il faut dire qu’il prend tout son temps pour apparaître. Or, pour l’instant, les oreilles ne sont pas apparues. Si le Chat n’a que la bouche, mais pas les oreilles, il n’entendra pas. Il est donc inutile d’essayer de lui parler. C’est pour cette raison somme toute très judicieuse qu’Alice temporise. Elle attend qu’une oreille, au moins, soit présente. Ce n’est que lorsque cette condition sera remplie qu’elle pourra entamer avec le Chat un dialogue digne de ce nom. Vous voyez qu’elle vient de nous donner une leçon très profonde de dialogue. Pour dialoguer, on vient de comprendre qu’il faut une bouche et des oreilles. Nous avons là une image « parlante » qui veut dire qu’il faut pouvoir parler, mais aussi pouvoir entendre. Entendre veut dire à la fois recevoir le message qui vient de l’autre, mais aussi le comprendre par l’esprit. La fonction entendre est tout aussi nécessaire que la fonction parler. L’une ne va pas sans l’autre pour établir un dialogue. Le narrateur vient de créer une allégorie des conditions d’un dialogue.

Pour dialoguer avec le chat, il faut la bouche et les oreilles.
Tête de chat faite d’une bouche et de deux oreilles.

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