Le couronnement de Guillaume
Pour se sécher, rien de mieux qu’une course au caucus, si l’on en croit le Dodo. Quelle ironie, bien sûr ! Certains considèrent que le mot « caucus » peut avoir pour origine le mot latin qui s’écrit exactement de la même manière et qui signifiait « vase à boire » ou « abreuvoir ». Autrement dit, pour se sécher, buvons ! D’autres considèrent que ce mot vient du mot caulker ( calfateur ), le Caulker’s Club ayant été le premier syndicat organisé connu aux États-Unis. Il réunissait les ouvriers du port de Boston. Autrement dit, pour se sécher, calfatons ! Quelle que soit l’origine exacte du mot « caucus », elle prête à sourire dans le contexte dans lequel il est employé.
L’évolution historique
Une autre chose est frappante. La course au Caucus est proposée comme deuxième solution pour se sécher juste après celle d’écouter le récit de l’avènement de Guillaume le Conquérant sur le trône d’Angleterre. Deux moments historiques bien distincts. Dans le premier cas, il s’agit d’écouter la prise de pouvoir de Guillaume, un normand qui ravit le trône d’Angleterre avec l’aide des « earls », les comtes qui lui promettent allégeance. Une perte de souveraineté manifeste tout de même pour les Anglais ! Dans le second cas, il s’agit de faire une course au caucus, c’est-à-dire de se réunir entre membres d’un même parti et le Dodo tient à féliciter tout le monde pour sa participation, soulignant bien que personne n’est gagnant, car ce qui compte c’est d’avoir participé. Un bel exemple de démocratie participative ! Les deux solutions pour se sécher s’opposent par leur ancrage historique. Le couronnement d’un seul n’a en effet rien à voir avec la participation à égalité de tous ! En tout cas, on peut voir dans la remise des prix à la fin de la course un événement annonciateur du couronnement d’Alice de l’autre côté du miroir. En effet, Alice reçoit un petit dé à coudre qui vient de sa propre poche, une sorte de couronne miniature en quelque sorte.
