Autre côté du miroir, Fleurs

Ce qu’elle y trouva

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De l’autre côté du miroir est le titre du deuxième livre avec Alice. En réalité, l’intégralité de ce titre c’est Through the Looking-Glass, and What Alice Found There. Ce qu’elle y trouva… Effectivement, penchons-nous sur ce qu’Alice trouve de l’autre côté du miroir. 

Chemin et fleurs

Alice trouve un chemin qui mène. Alors, il mène où au juste ? Il ne mène nulle part en particulier, même s’il en a les apparences. Au premier regard, il mène à une colline. C’est pour cela qu’Alice l’emprunte. Elle pense que du sommet de cette colline, il lui sera facile d’observer le jardin. Ce qu’elle ne savait pas, c’est que ce chemin est capricieux. Il change de direction sans crier gare, bifurque et revient même à son point de départ. La voilà revenue à la maison ! Mais elle, elle ne veut pas revenir à la maison. Elle veut aller au jardin ! Elle retente l’expérience et le chemin la ramène une fois de plus à la maison ! Il est têtu ce chemin ! Alice s’adresse alors à la maison, lui signifiant bien qu’elle ne veut pas rentrer. Elle a raison de s’affirmer ainsi. Il y a des fois où il faut exprimer les choses clairement sinon les choses ne comprennent pas. Elle ne retournera pas dans la maison avant d’avoir pu aller au jardin. Un point c’est tout ! Il faut que la maison arrête de se montrer aussi tyrannique ! Alice repart en direction de la colline et tombe nez à nez avec des fleurs. Elle s’adresse à la première fleur qu’elle voit. Il s’agit d’un lis tigré. Elle émet ouvertement le souhait que le lis puisse parler. Vous savez ce qui se passe quand Alice exprime un souhait… Il se réalise ! Du tac au tac, la fleur lui répond. Elle peut effectivement parler. Toutes les fleurs aux alentours peuvent parler, mais à une condition : il faut que l’interlocuteur en vaille la peine. S’ensuit une discussion avec ces fleurs qui, toutes, prennent Alice pour une des leurs. La petite fille ne relève pas. Elle ne tombe pas dans la confusion, elle continue à s’affirmer comme une petite fille. Les fleurs notent qu’Alice semble un peu fanée. Une allusion à ses cheveux bien sûr ! Ils sont en désordre et ils pendouillent. C’est la deuxième fois que l’on fait à Alice des remarques sur ses cheveux. La première fois c’était le Chapelier fou qui avait fait la remarque. Alice a évolué, semble-t-il. Elle ne se questionne plus sur son identité, elle ne prend pas ombrage des remarques sur ses cheveux. Voilà donc ce qu’Alice trouve de l’autre côté du miroir : un chemin capricieux et un parterre de fleurs vivantes auxquels elle tient tête vaillamment.  

Les lis tigrés parlent avec Alice. Ils la prennent pour une fleur fanée.

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