Un acte manqué
Les désirs réalisés
Bill le lézard descend dans la cheminée. Il a juste le temps d’apercevoir quelque chose comme un diable qui sort d’une boîte (a Jack-in-the-box). Et le moment d’après, le voilà projeté dans les airs, tel un obus. C’est en ces termes qu’il raconte à ses camarades son aventure dans la cheminée.
Surprise !
Bill parle d’un diable qui sort d’une boîte. Ne sachant pas réellement ce qui lui est arrivé, il ne saurait mieux dire. Quelque chose a surgi et l’a projeté très haut dans les airs. Il n’a pas eu le temps d’identifier que ce qui l’a heurté c’était le pied d’Alice. Voilà donc en quels termes il raconte son incroyable histoire. Mais en réalité, il a bien été victime d’un grand coup de pied de la part de la petite fille. Donc le diable dans la boîte, c’est Alice. Le lézard ne s’est pas trompé et sa description rend très bien compte de la réalité. Alice est prisonnière dans la maison du lapin. Elle n’a pour l’instant aucune solution pour sortir. Son bras dépasse de la fenêtre et, il y a encore peu de temps, le lapin n’avait pas compris que ce bras révélait la présence d’un corps complet. C’est pourtant la première des évidences, sauf pour le lapin. On a déjà remarqué que, bien souvent, il ne voit pas beaucoup plus loin que le bout de son nez ou que le bout de sa montre. En tout cas, la comparaison est très judicieuse, car sans le vouloir vraiment, Alice souhaite faire comme le diable qui sort d’une boîte. Elle se dit que le mieux serait qu’ils enlèvent le toit pour qu’elle puisse sortir par le haut. Ça ne vous fait pas penser à un diable qui sort d’une boîte ça ? Moi, je ne vois que ça !
