Alice au pays des merveilles est une « leçon des choses de l’imaginaire ». On y vit l’expérience de l’imagination poussée à son paroxysme. Beaucoup trouvent cela douloureux et ne veulent pas y revenir. Leur logique ne s’y retrouve pas. Ils sont déboussolés. Trop de choses loufoques, une trop grande profusion d’images. On ne peut pas les contredire. Alice au pays des merveilles est un débordement d’imagination.
« Ceux qui n’aiment pas » se demandent si tout cela a un sens. C’est pour cela que cette histoire les rebute. À quoi bon la lire si on n’y comprend rien ? Selon eux, cet imaginaire exubérant prend beaucoup trop le dessus. Ils n’arrivent pas à suivre et considèrent qu’ils n’en retirent rien. Trop éloignée de leur monde, cette histoire ne fait pas sens.
Je pense pour ma part qu’il faut voir ce livre comme une opportunité pour parfaire son imagination. À nous de nous montrer flexibles. Cette histoire nous apprend à voir chaque image comme une métaphore, une comparaison ou l’expression d’une polysémie. C’est un intense travail sur le langage. J’essaie ici de vous donner ma compréhension de l’histoire, qui n’est pas dénuée de sens. Elle est plutôt truffée de réflexions imagées. Ce sont des images parlantes.
